Mythes et légendes : La bête du Gévaudan

L’affaire de la bête du Gévaudan n’est pas un mythe sorti de l’imagination de paysans arriérés. C’est un authentique faits divers de la fin du XVIIe siècle, qui a provoqué une véritable psychose pendant trois longues années, dans une région reculée de notre pays, aux confins du Vivarais et du Gévaudan. L’affaire a pris de telles dimensions qu’elle a provoqué l’intérêt du roi de France, Louis XV, qui a décidé d’envoyer un régiment de dragons et de louvetiers, pour abattre la bête qui décimait la région.

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Cet animal inconnu a attaqué 250 personnes, en majorité des femmes et de jeunes enfants entre avril 1764 et juin 1767. Il a fait au moins 130 morts et 70 blessés !

La bête du Gévaudan a fait couler autant d’encre que de sang. Des dizaines de livres, des milliers d’articles, des documentaires, des films de télévision et de cinéma se sont inspirés des suppositions émises au fil du temps par des historiens, des journalistes… Et même des criminologues !

Le mystère plane encore aujourd’hui sur l’auteur de cette tragédie, un loup, un ours, une hyène, un singe cynocéphale c’est-à-dire à tête de chien ou encore, un hybride entre loup et chien, sans oublier l’hypothèse selon laquelle la Bête aurait pu être téléguidé par un tueur en série, un psychopathe pervers et sadique, qui l’aurait dressé pour assouvir ses instincts meurtriers !

Nous sommes dans le sud-est du Massif Central, non loin des impressionnantes gorges de l’Allier et de la Truyère, un pays de hauts plateaux et de montagnes battu par les vents, couvert de vastes pâturages et de forêts profondes, avec des grottes, des ravins, des torrents et des rochers de granite aux formes étranges auquel se rattache de vieilles superstitions païennes, des histoires de fées et de sorciers. Le soir et la nuit, on entend souvent les cris lugubres de loups sauvages qui se répandent d’une vallée à l’autre. Les maisons sont faites de Pierres épaisses et massives avec des toit de lauze qui abritent une majorité de paysans qui élève des moutons et des vaches. La vie est dure pour tout le monde. Les famines sont fréquentes. Pendant que les hommes cultivent, les enfants, filles et garçons, gardent les troupeaux dans les environs des villages et des hameaux.

Au printemps 1764, une femme qui garde son troupeau sur les bords de l’Allier est attaquée par une grande bête. Ses chiens n’ont pas bougé. Ils semblaient terrorisés, expliquera-t-elle. Elle n’a dû son salut, qu’aux vaches qui ont chargé la Bête pour protéger Leurs veaux. À quoi ressemble cet animal ? Il était comme un grand loup dira-t-elle. C’est longs poils sont de couleur rousse, avec une grande raie noire sur le dos, comme les sangliers. Dans le village, personne ne croit à ce témoignage.

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Fin juin de la même année, une fille du hameau du bas, est porté disparu. Elle a 14 ans. On retrouve son cadavre à la lisière d’une forêt proche. Elle a été particulièrement dévorée. C’est la première victime officielle de la bête.

Le 8 août, trois bûcherons qui travaillent près du village, voient un troupeau de moutons dévaler une colline. Ils montent au sommet et découvre le cadavre horriblement mutilé de la bergère, une jeune fille de 15 ans. Elle a été attaquée à la gorge et à la poitrine. On voit des marques de crocs sur tout le corps.

Le 25 août c’est autour d’un petit Bouvier de 15 ans, dévoré, lui aussi, par une bête sauvage.

Dans la région maintenant on ne parle que de ça. Et on s’étonne au passage de ces loups qui se mettent à attaquer les gardiens de troupeaux en plein été ! La faim ne peut pas être le mobile de ces attaques. Il y a du gibier plein les forêts. Et puis les loups craignent les hommes. Ils sont peureux tout le monde le sait !

Des battues sont organisées par les chasseurs de nombreux villages. Mais la Bête attaque toujours hors de leur vu, dans des endroits éloignés les uns des autres.

Le 1er septembre, ça recommence. Un garçon de 15 ans est tué. Puis le soir du 6 septembre, dans un village cette fois, la victime est une femme de 36 ans attaquer et tuée dans son potager !

Les loups sont entrés dans un village…

Le 26 septembre, une fille de 13 ans est dévorée. Le 28, nouveau meurtre dans l’ouest de la région. Une petite fille de 12 ans ramène son troupeau. Elle est tuée sous les yeux de sa mère, qui l’attendait devant la porte de sa maison !

La description de l’animal est toujours la même. Une grosse bête rousse, velu, une grosse tête, une gueule énorme, une raie noire sur le dos, de fortes pattes, de longues griffes dont on voit les marques sur le sol. Bilan du printemps à la fin septembre 1764, 10 morts et 6 blessés graves !

En octobre, ça recommence. Le 7, près du village, une fille de 20 ans. La tête a été tranchée net. On ne la retrouve qu’une semaine après avec des marques de Crocs. Le 8 octobre, un garçon de 15 ans. Il se défend avec une baïonnette, blaisse la bête. Ses camarades arrivent. Ils lancent des pierres qui font fuir l’attaquant. Grave blessure à la tête pour le petit berger… Et ça continue. 10 octobre, près d’un lavoir. Un garçon de 13 ans gravement blessé. Les lavandières ont attaquées la bête à coup de battoir. Une heure plus tard, deuxième attaque, deux frères de 13 et 6 ans et leur sœur de 10 ans. C’est elle que la bête essaie d’emporter dans la forêt toute proche. Les garçons la blessent, elle s’enfuit.

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Fin octobre, le bilan s’est alourdi, 14 tués et 13 blessés. 20 attaques en 2 mois ! Pourtant, il faut continuer d’aller travailler aux champs. Les enfants sont indispensables pour garder les troupeaux. Alors les battues reprennent. On parsème le chemin de la Bête avec des charognes empoisonnées, les dragons à la sinistre réputation, qu’on aime pas trop dans les campagnes, sont appelé à l’aide.

Mais la Bête semble invulnérable et la plupart du temps invisible. Sauf pour les malheureuses victimes. Après ces quelques mois, l’émotion est à son comble dans la région. La Bête déjoue tous les pièges, ne touche pas aux proies empoisonnées, parait insensible aux coups de baïonnettes et même aux balles de fusils.

Alors on parle de sorcellerie, on raconte des histoires de loup garou, des personnages mystérieux qui auraient le pouvoir de se transformer en loup pour se repaître du sang de leurs victimes. L’église réagit, les curés évoquent une punition divine. On dit des messes, on organise des pèlerinages. Rien n’y fait.

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On parle maintenant de la bête du Gévaudan à la cour de Versailles. Le roi Louis XV doit réagir ! Il promet une véritable fortune, l’équivalent de 100000 €, à qui tueras la bête, qui au fil des mois semblait avoir élu domicile dans les environs du Mont Mouchet. Les chasseurs de primes arrivent sur place, venu de tous les environs pour toucher le pactole. Une immense battu réunira, dit-on, jusqu’à 40000 personnes ! Le roi envoi son propre lieutenant des chasses qui finira par tuer, au bout de trois mois de battue, un très grand loup qu’il pense être la Bête. Nous sommes le 21 septembre 1765. Et, de fait, les attaques cessent pendant deux mois et demi.

Mais, bientôt, tout recommence ! Pendant 18 mois encore, la liste des victimes va continuer à s’allonger. Et puis, le 19 juin 1767, un paysan, qui a fait fondre des médailles de la Vierge pour en faire des balles de fusil. Il s’appelle Jean Chastel. Grâce à lui, on va savoir enfin si l’animal, qui a fait trembler toute une région pendant plus de 3 ans, est ou non un loup.

On examine le cadavre. Et on découvre qui ne ressemble pas à un loup ordinaire. Son pelage, en particulier, est différent. Il est rougeâtre, étrange, en tout cas, c’est un mâle. On charge le corps de la Bête sur un cheval et on l’amène au château. À la pesée, ils accusent 109 livres, c’est-à-dire 53,3 kg. Sa hauteur à l’épine dorsale et de 77 cm. La raie noire du dos, décrite par tous les témoins est absente.

On appelle un chirurgien qui ouvre la pense de la Bête. Son estomac contient une tête de fémur d’enfant, ce qui correspond à la dernière victime, un petit garçon attaqué par la Bête 24 heures plus tôt.

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L’énigme est donc résolue. En apparence ! En effet, on a du mal à croire qu’un animal unique, même puissant, est pus agresser autant de victime pendant 3 ans, en se déplaçant parfois le même jour à des endroits très éloignés les uns des autres. La bête est-elle la seule à rôder dans cet immense région ?

L’aspect physique de la dépouille pose également des questions. La description donnée par les Témoins des attaques, correspond à la taille et à l’aspect général de l’animal qui a été tué par Jean Chastel, sauf sur un point. La raie de couleur sombre ou noir, comme celle des sangliers. La bête abattue n’avait pas cette particularité. De la a imaginer que la bête est pu être protégé des balles par une sorte de manteau en peau de sanglier, comme cela se faisait pour les chiens de guerre…

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A de nombreuses reprises dans l’histoire, on a dressé des chiens pour en faire des tueurs, et même des tortionnaires. Ainsi, certains pouvaient devenir aussi sadique que leur maître. Des chiens ont été sélectionnés pour les combats. Les plus impressionnants connu sont les dogues du Tibet. Ils étaient nourris de chair humaine. On faisait de même avec les chiens chargés de retrouver les esclaves évadés, contre les Indiens d’Amérique, les aborigènes d’Australie… Ces chiens furent aussi utilisés dans des jeux du cirque sanglant, où ils combattaient des lions, des ours, des taureaux…

À propos de la bête du Gévaudan, plusieurs témoignages troublants évoquent une intervention humaine dans les meurtres. Certaines scènes de crime semblent même avoir fait l’objet d’une mise en scène macabre, ce qui est souvent la signature des tueurs en série. D’une manière générale, 15 victimes au moins ont été décapité, et la tête séparée du tronc. Selon le journaliste Gérard Menatory, fondateur du parc à loups du Gévaudan, des décapitations humaines par des animaux existent. Elles sont souvent attribuées à de grands fauves. Mais aucune décapitation par un loup ou par un chien domestique n’a été relevée. Leur mâchoire n’ayant pas la puissance nécessaire.

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