Légendes de Paris : Le cabaret des assassins

Les légendes de Paris ! À eux seuls, ces mots fascinent et font frémir. Ils fleurent le mystère, le secret et le fantasme. Mais que savons-nous les concernant ? Quasiment rien. Chaque ville a ses mythes et légendes, mais à Paris les légendes font partie intégrante de l’histoire de la ville. En effet, chaque ruelle, quartier ou monument est chargé de mythes et légendes plus ou moins folkloriques.

Fréquemment recyclées et déformées par l’histoire, elles sont cependant arrivées jusqu’à nous et font même le beurre de certains éditeurs.

Le cabaret des assassins

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Le Lapin Agile, le doyen des cabarets. Cette auberge de Montmartre, dénommée en 1860 « Au rendez-vous des voleurs » fut même un temps connue sous le nom de Cabaret des Assassins. D’où vient ce nom et quels assassins fréquentaient l’établissement ?

Fréquenté par des artistes célèbres tels que Picasso qui paya un de ses repas avec l’un de ses Arlequins, il y eut aussi Maupassant, Apollinaire ou plus récemment Brassens (qui chanta ici la première fois) et Nougaro ! Le Lapin Agile est l’un des plus vieux cabarets de Paris et baigne toujours dans son jus.

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Pour la petite histoire, à partir de 1869, ce cabaret prend le nom de Cabaret des Assassins, parce que sont accrochées au mur des gravures représentant des assassins célèbres comme  Ravaillac ou Troppmann.

Aujourd’hui il se nomme le Lapin Agile parce qu’en 1880, le propriétaire de l’époque confie au caricaturiste André Gill, familier des lieux, la confection d’une enseigne ; celui-ci peint alors un lapin vêtu d’une redingote s’échappant de la marmite qui lui était destinée : le cabaret devient alors connu sous le nom de « lapin à Gill », bientôt transformé en lapin Agile. Le lapin de l’enseigne serait en fait un autoportrait transposé du caricaturiste, qui avait participé à la Commune, mais avait réussi à échapper à la répression qui avait suivi.

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C’est ici aussi que se situa le canular le plus retentissant de l’époque. Un jour, le peintre « Boronali » exposa sa toile abstraite : « coucher de soleil sur l’Adriatique » au Salon des Indépendants et la critique fut enthousiaste ! Il s’agissait en réalité d’une œuvre de Lolo, l’âne du cabaret, à qui on avait attaché un pinceau à la queue ! Le tableau fut achetée 500 francs de l’époque par un collectionneur ! Le peintre d’un jour et l’âne furent démasqués … gros scandale chez les snobs !

 

Sources : pariszigzag

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